L’apiculture écologique, J.-C. Guillaume

in Permaterra

L’APICULTURE ÉCOLOGIQUE
OU   L’APICULTURE DE SAUVEGARDE

Notre association expérimente en collaboration avec Jean-Claude Guillaume, une apiculture écologique qui a pour but de :

  • Protéger l’abeille, notamment l’abeille locale.
  • Sensibiliser l’humain au syndrome d’effondrement des colonies et aux solutions possibles.
  • Former les personnes désireuses de se diriger vers une conduite de ruche se rapprochant du modèle naturel.

Cette conception de l’apiculture que nous pourrions aussi appeler apiculture de sauvegarde, par différence avec une apiculture d’exploitation, se caractérise par plusieurs points :

  • Respect du mode de vie naturel de l’abeille.
  • Le but premier est la sauvegarde de l’abeille, et non la production de miel, de pollen ou de propolis.
  • Utilisation de ruches adaptées au mode de vie naturel de l’abeille (la ruche écologique ou Warré améliorée).
  • Pas de transhumance (ruchers fixes).
  • Pas de traitements ou traitement exceptionnel.
  • Conduite simplifiée, peu interventionniste, facile et néanmoins productive.

L’apiculture écologique est un bel exemple d’une approche en permaculture basée sur une profonde compréhension du fonctionnement naturel de l’abeille.
Faire avec la nature.


DON :
Aidez-nous à faire connaître ce type d’apiculture !
Soutenez financièrement nos actions de sensibilisation et nos travaux de constitution de ruchers conservatoires en faisant un don ici (même minime, crédits d’impôts).


POURQUOI L’APICULTURE ÉCOLOGIQUE ?

 

Quelle que soit notre fonction dans la société (producteur, consommateur, citoyen, politique…), il est vital que nous prenions conscience de toutes les raisons qui contribuent à la disparition des abeilles.

Le constat :

Depuis 20 ans les abeilles disparaissent à des taux anormalement élevés presque dans tous les pays du monde.

Le taux de mortalité annuel cumulé est naturellement de l’ordre de 5 à 10 %.
En France, comme dans de nombreux pays, ce taux de mortalité atteint des niveaux inquiétants :
– entre 2012 et 2013 : 22.3 %
– entre 2013 et 2014 : 23.4 %.
Sources : epilobee (european union Reference Laboratory for honeybee health), 2014 et itsAp, 2013.

En 2016 dans les Pyrénées-Orientales et l’Ariège par exemple, il y a jusqu’à 80 % des cheptels qui ont été perdus ou anéantis. Pourcentage qui est environ de 30% par an en moyenne pour l’Europe.

Selon l’INRA, 84 % des espèces cultivées d’Europe dépendent des pollinisateurs dont 90% sont des abeilles.

Les causes :

Elles sont multi-factorielles et présentes à tous les étages écologiques, du littoral aux montagnes, et des zones les plus exposées aux plus protégées:

  • Perte de la biodiversité et des réserves naturelles de nectar (étalement urbain, agro industrie, monocultures, changement climat).
  • Pollution et toxicité de l’environnement par l’utilisation intensive de biocides dans l’agriculture, l’élevage, l’industrie, les collectivités mais aussi chez les particuliers. Pollution électromagnétique.
  • Pathologies propres à l’abeille et parasites, du plus coutumier au plus récent (entre autres, varroa, frelon asiatique, …)
  • Aucune politique nationale de protection de l’espèce.
  • Apiculture d’exploitation : nous connaissons les pratiques industrielles et la surconsommation qui ne respectent pas les sols vivants (agro-industrie) et les animaux (production viande, laitière, sur pêche). L’apiculture n’est pas épargnée par nos comportements à l’égard du vivant. La généralisation des pratiques d’apiculture intensive est un facteur important dans la disparition de l’abeille. Sa sur-exploitation et les méthodes qu’elle nécessite contribuent à l’affaiblissement des colonies et à la dégradation plus ou moins conséquente de la qualité des miels.
    Et notamment par :

    • Un matériel et des pratiques qui ne sont pas adaptés au mode de vie naturel de l’abeille. Entre autre : ruches à cadres, thermorégulation déficiente (absence de ventilation efficace), ouvertures des ruches et manipulations fréquentes.
    • La transhumance, pratique qui n’est pas naturelle mais liée à des impératifs de production (parfois effectuée plusieurs fois par saison, génératrice de stress et de risque sanitaire).
    • Le traitement chimique des ruches et des colonies.
    • Prélèvement excessifs de miel, de propolis, de pollen et de gelée royale.
    • Le nourissement artificiel des colonies pour palier ces prélèvements et une production insuffisante.
    • Perturbation de la diversité génétique du cheptel naturel à cause des hybridations provoquées par l’importation d’espèces non endémiques.
    • La sélection génétique permet d’élever artificiellement des abeilles douces et productives mais inadaptées aux conditions locales.

Autres liens :

• Réseau de permaculture d’Alsace

• L’apiculture en warré par Christophe Köppel

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