Ma transition est un véhicule d’évolution

De mémoire de bactéries, jamais on n’aurait imaginé les si nombreuses étapes et cheminements empruntés pour arriver, jusqu’au moment présent, à cette si merveilleuse complexité. Complexité que j’appellerai nature, pas vie, parce ces êtres primordiaux unicellulaires sont la vie. La nature est ce qui existe depuis la naissance. Elle est également l’ensemble des phénomènes et des situations dont la transformation et l’évolution ont fait que je sois là, aujourd’hui sur cette terre à produire ses mots, à écrire ces pensées. Je suis né en un temps où l’homme conservait des liens avec elle, un héritage des anciens qui avaient été nourris en son sein. Jadis, notre espèce sentit le souffle de l’éveil. Les individus qui la composaient prirent conscience d’eux-mêmes et du monde environnant. Alors dans cette conscience du moi, ils échafaudèrent les agencements des sociétés humaines. La compréhension débutante du monde les engagea dans des voies secondaires, autoritaires, identitaires, qui au bout du compte les éloigna de leur nature. Certains la trouvaient servile et s’en servir, d’autres imparfaite et n’eurent de recours que de la modeler. Les plus sages la sublimèrent, sans doute conscient qu’un jour, dans l’urgence, elle se révèlerait. Peut être, un peu en tâtonnant, l’humain découvrir cette puissance d’exister et voulu se l’approprier. Enfin bref, il emprunta ces voies, tant individualistes que collectivistes, en reniant un héritage d’osmose passée.

Hier encore je marchais dans leur pas et c’est, par négligence, dans une grange abandonnée que je découvris le véhicule. Il était, certes, en mauvais état et les vitres étaient opaques de poussière cumulée. Il gisait sur le sol comme un dormeur d’hiver qui attend le printemps…

Ce fut un cadeau de cette immanence terrestre, naturelle, où toutes choses contiennent un vouloir vivre : sortir d’une lourdeur pesante, d’un affaissement pour se grandir et s’élever au ciel ; observer, admirer, respirer la nature pour retrouver l’harmonie ; céder pour ne pas laisser la domination invasive mais accepter et remettre les faits en perspective ; épurer, ralentir pour ne retrouver de simplicité qu’un grand flot d’énergie parcourant corps et esprit. La réanimation de cette volonté de puissance propre à la vie fut le carburant alimentant le moteur du véhicule. La R-évolution intérieur épouse le désir d’un monde fraternel déjà esquissé par le passé. Changer le monde mais sans prendre le pouvoir devient la solution au drame qui nous menace. Le pouvoir doit être l’affaire de chacun décidant de son destin avec tous. C’est par la fraternité que la liberté et l’égalité prennent tout leur sens. Je prends donc ce chemin à bord de la transition pour que son œuvre puisse et doive générer et fédérer les énergies, les mutualiser. Le grand véhicule est un lieu collectif en mouvement qui accueille des individualités et enseigne autonomie et autogestion par la délibération et la participation de tous à l’assemblage des idées et des actes…

OlyD

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