Communication végétale

Les arbres communiquent entre eux et partagent leurs ressources alimentaires

Les arbres communiquent entre eux et partagent leurs ressources alimentaires

L’idée que les arbres « parlent » entre eux n’est plus considérée comme une fantaisie. En effet, la science est de plus en plus encline à accepter la réalité de la communication entre les plantes.

Les plantes — bien que par définition, sont des êtres immobiles — sont capables d’envoyer des signaux à leurs semblables grâce à l’utilisation de composés organiques volatiles.

Elles peuvent envoyer des messages chimiques par les airs à destination d’autres espèces, mais il s’avère aussi qu’elles communiquent via le sol, grâce à un réseau fongique (champignon) appelé « mycorrhizal mycelium », aussi surnommé « Wood Wide Web » en référence à Internet.

Si une plante est attaquée par un insecte ou par un champignon, elle peut le faire savoir à ses voisines qui en retour libéreront des composants permettant soit du lutter contre l’attaque, soit d’attirer un autre organisme qui se chargera de cette tâche.

Selon une étude récente, le rôle de ce réseau est avant tout le transport et la distribution de nutriments, mais comme vu plus haut, il permet aussi de lutter contre une menace extérieure. Il faut tout de même préciser que tout ce qui est transmis par ce réseau n’est pas forcément bénéfique pour certaines plantes dans certains cas.

Ce réseau est rendu possible grâce au « mycorrhizal mycelium », un champignon qui vit autour des racines des arbres et qui permet le transfert de carbohydrates, de nutriments et d’eau. Grace à ce système, les arbres les plus anciens peuvent « nourrir » les plus jeunes, il est donc important de garder en état ce champignon.

Nous pouvons lire sur planete gaia :

« Nos peupliers réagissent (…) dans les 50 heures qui suivent une agression en doublant la teneur en tanins de leurs feuilles dans le même temps, les arbres voisins non-agressés augmentent de près de 60 % leur proportion de tanins. Le responsable : l’éthylène, encore. Qui permet également à nos pommes et bananes de s’échanger des informations, non pas d’alerte, mais de croissance. Professeur de biologie végétale à l’université de Metz et auteur des Langages secrets de la nature, Jean-Marie Pelt observe, par exemple, que « des pommes en train de mûrir hâtent le jaunissement de bananes vertes mises à proximité ». Inversement, placées loin des pommes, les bananes mûrissent plus lentement. »

 

Paroles de Plantes

Les plantes communiquent via des molécules chimiques, le font-elles aussi par le son ?

Exposées à un son continu de 220 Hz (un « la » grave sur le piano), des racines de maïs s’orientent vers sa source. C’est ce qu’a constaté une biologiste australienne, qui pense aussi avoir détecté de petits cliquetis réguliers émis par les racines.

Les Plantes Peuvent Communiquer

Les biologistes ont longtemps cru les plantes incapables de jouir d’un quelconque moyen de communication. Jusqu’à ce qu’ils découvrent, dans les années 1980, qu’elles sont capables d’avertir leurs congénères d’un danger imminent, comme le naturaliste américain David Rhoades l’a avancé, avec sa « théorie des arbres qui parlent ».

C’est par exemple le cas de l’érable. Lorsqu’il est attaqué par des herbivores, cet arbre dispose d’une stratégie de défense : il augmente progressivement sa production de tanins, rendant ses feuilles toxiques. Le problème est que cette réaction s’étale sur 75 heures. L’attaquant a donc du temps devant lui pour dévorer tout le feuillage. Cette espèce dispose alors d’une stratégie parallèle, basée sur la communication : elle libère de l’éthylène. Capté par les érables voisins, ce composé organique volatile agit comme un stimulus qui leur permet d’amorcer leur production de tanins avant même l’arrivée du ravageur, gagnant ainsi un temps précieux. Beaucoup d’autres plantes comme l’acacia, le peuplier, le tabac ou le chou, on recourt à ce type de communication basé sur des composés organiques volatiles divers. Les scientifiques ignorent cependant se tous les végétaux sont capables de communiquer entre eux, quels sont les mécanismes physiologiques de ses échanges, et soupçonnent déjà que les racines pourraient transmettre elles aussi des messages. L’affaire est donc à suivre, mais déjà, le monde végétal révèle un visage insoupçonné, presque doué de parole…

Des Plantes s’associent contre leurs Prédateurs

Une plante peut par son feuillage adsorber des substances chimiques semi-volatiles émises par une autre plante située à côté d’elle.

Des chercheurs finlandais ont montré qu’un bouleau se protégeait ainsi de ses prédateurs, grâce à son voisin rhododendron qui synthétise des composés aux propriétés répulsives, éloignant les larves de papillons de nuit. Mais les bénéfices, évidents pour le bouleau, le sont bien moins pour le rhododendron…

 Les Plantes Communiquent Chimiquement entre Elles

Cette communication entre les végétaux est même très sophistiquée : messages d’alerte et de défense, incitations au mûrissement, stimuli sexuels… Des informations précises et complexes, que les plantes peuvent transmettre à leurs congénères, et à d’autres êtres vivants.

Naturellement, il ne s’agit pas de communication verbale ou visuelle. Pour se « parler », les plantes s’envoient de savants cocktails chimiques, qui ont longtemps échappé à l’observation car leurs manifestations ne sont ni évidentes, ni facilement mesurables. Si les études détaillées ne concernent qu’un nombre limité de plantes, les résultats sont déjà spectaculaires. Et laissent supposer que la plupart des espèces végétales communiquent bel et bien avec leurs congénères.
L’un des cas les mieux décrits est celui de l’acacia. Typique de la savane africaine, cet arbre attire les antilopes koudous qui se délectent de ses feuilles. C’est en trouvant des antilopes mortes de faim à côté d’acacias pourtant encore verts que, dans les années 80, des chercheurs sud-africains ont suspecté des mécanismes de défense inédits. Ils ont donc procédé à une étrange expérience : fouetter vigoureusement les feuilles et les analyser. Au bout de deux heures, leur teneur en tanins avait atteint jusqu’à deux fois et demie la quantité initiale ! Elles étaient devenues immangeables, laissant les antilopes mortes de faim… Plus fort : des mesures identiques effectuées sur des acacias situés à plusieurs mètres de là ont montré qu’il y avait en transmission d’un message d’alerte de feuilles à feuilles, mais aussi d’arbre à arbre ! Comment ? En reconnaissant une agression en étant mordue ou déchiquetée, la feuille d’acacia libère un gaz, l’éthylène, qui, rayonnant dans un rayon de 6 m, se dépose sur les feuilles voisines et déclenche la sécrétion de tanins chez les acacias récepteurs.
Mais nul besoin d’aller en Afrique pour être témoin de tels comportements. Nos peupliers réagissent également dans les 50 heures qui suivent une agression en doublant la teneur en tanins de leurs feuilles dans le même temps, les arbres voisins non-agressés augmentent de près de 60 % leur proportion de tanins. Le responsable : l’éthylène, encore. Qui permet également à nos pommes et bananes de s’échanger des informations, non pas d’alerte, mais de croissance. Professeur de biologie végétale à l’université de Metz et auteur des Langages secrets de la nature, Jean-Marie Pelt observe, par exemple, que « des pommes en train de mûrir hâtent le jaunissement de bananes vertes mises à proximité ». Inversement, placées loin des pommes, les bananes mûrissent plus lentement.

Dialogue avec les insectes

Les plantes peuvent aussi dialoguer avec certains insectes prédateurs pour assurer leur défense. Un exemple ? La chenille Manduca sexta affectionne les feuilles de tabac, sur lesquelles elle dépose sa salive tandis qu’elle s’en nourrit. Salive qui agit comme un signal : la plante produit alors une hormone (l’acide jasmonique) qui, combinée à l’éthylène et libérée ainsi dans l’air, attire une guêpe de la famille des ichneumons. Laquelle reconnaît dans la chenille une proie de choix, fond sur elle, la paralyse et y pond un œuf : le tabac est sauvé. Le chou, le maïs, la tomate n’hésitent pas non plus à provoquer l’attaque des ennemis de leurs ennemis. La loi de la jungle n’exclut pas la solidarité, tout au contraire.

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