Qui, que, quoi ? sur la route de la Transition en pays salonais

Constat.

Dans le contexte actuel, il devient crucial de construire notre résilience. Les gens sont aujourd’hui avertis du gâchis que sont la perte de la biodiversité et la destruction des écosystèmes primordiaux. Les mésusages du plus grand nombre l’emporte sur le bon sens, le commun, la vie. Il faut se rendre à l’évidence le monde ne ralentira pas à temps sa course infernale du toujours plus. Il nous faut aujourd’hui construire cette résilience/résistance écocompatible pour maintenir le cap de nos visions et s’accorder d’autant plus au temps de la terre.

En six ans, depuis 2011, Salon de Provence est devenu une ville en Transition. La sensibilisation autour de la résilience, à développer face aux crises majeures que nous allons traverser, nous y reviendrons, a porté de nombreux fruits. Les cafés-transitions, les journées Anti-Gaspi, le festival Terre & Avenir, la monnaie locale sont autant de succès qui nous encouragent à poursuivre dans ces voies. Cependant, même si certaines actions apportent du lien social et de la participation (buffet Terre & Avenir, organisation des journées anti-gaspi, jardins partagés…), on ne peut en conclure que l’on forme une importante communauté résiliante et solidaire. Plusieurs raisons à cela, diversité des associations, réseaux introvertis, manque de cohérence informative et festive, l’entre-soi plutôt que le collectif, manque de lieu visible, peu de faire ensemble dans le travail, peu de collaboration à des projets individuels qui nécessiteraient du participatif, mais également manque de sollicitation et de demande, en règle générale peu d’espace collectif…

Propositions.

Construire la communauté devient indispensable. Nous ressentons actuellement les prémices des crises à venir : la désespérante attitude privative contre le dérèglement climatique, l’exploitation continue des ressources sans préservation, ni vraie compensation, la violence imposée au social qui se retrouve ainsi acculé aux extrêmes, le repli identitaire, religieux, communautaire au lieu du partage, la subjugation des esprits pour une apparence de bien-vivre, l’exclusivité et la privatisation des biens communs… Il est donc important de continuer et multiplier la sensibilisation (Terre & Avenir, Cafés Transitions…) et les solutions que nous proposons, la mise en place de chantiers et ouvrages collectifs, l’organisation de manifestations collaboratives… Avoir une présence physique sur la ville, un grand local (pour des ateliers, les forums ouverts, un espace associatif…) est, me semble-t-il, un élément important de cohérence et de fusion. Imaginons un loyer de 2000 € par mois, 500 contributeurs annuels, cela nous coûterait 50 € par an et par personne. PST seul ou accompagné ? Le site d’échange nous permettrait également de multiplier les relations. Bien sûr, tout cela demande que nous ayons les moyens d’y parvenir.

Construire la pérennité, l’autonomie financière sachant que les politiques économiques, sociales et culturelles dispenseront de moins en moins de subsides pour nos projets. Construire notre visibilité sur le territoire, c’est nous engager dans le tissu économique et social afin de favoriser nos choix de vie et permettre au plus grand nombre d’y accéder. La monnaie locale est un formidable outils de recensement des ressources structurelles locales même si l’aspect éthique reste encore à peaufiner. Le site « plateforme d’échange » (en construction) a pour objectif de faire un point sur les ressources humaines et également de favoriser le lien et la solidarité entre associations, groupes et individus. Ces deux outils et le développement de la communauté révèlent un réel potentiel pour la création d’une initiative économique, sociale, solidaire et écologique, qui pourrait s’appeler ICI-là (Initiative commune d’innovation locale et autogérée) et/ou qui pourrait être une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) avec comme mission, entre autres, d’aider à mettre en place des structures locales bio-résilientes, réinsérer les personnes dans ce nouveau contexte social. Une entreprise centrée sur la préservation des ressources locales, gérée collectivement appelant à ralentir pour élaborer des savoir-faire et des pratiques de qualité (nous pourrions, par exemple, limiter le temps de travail à 30 heures… pour que nos salariés profitent de la vie – 🙂 –).

Tableau resilience

Tableau-resilience2

Un savoir-faire à développer :

  • état des lieux des ressources matérielles et immatérielles du territoire,
  • recenser les différentes aides en vue de réaliser des projets,
  • accompagner les entrepreneurs dans leurs démarches administratives et financières,
  • gérer du financement (participatif, fond de réserve…)
  • collaborer avec les acteurs économiques éthiques : NEF, Terre de liens, Cigales, ESS…
  • …/…

En conclusion, et dans l’impatience de développer une gouvernance propre à fédérer les initiatives du territoire, le Pays salonais en Transition doit continuer sa démarche de sensibilisation en clarifiant ses interventions, collaborer à la mise en place d’initiative locale et surtout s’engager dans la voie de l’autonomie, construire en quelque sorte la façade d’un autre monde, celui où se retrouvera notre communauté et tous ceux qui veulent la rejoindre (ndr, communauté n’est à prendre dans un sens partitaire ou sectaire, mais bien dans le sens de ce qui nous est commun).

Fichier en pdf

fichier pdf version d’ICI-là

 

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