Décroissance quelques pistes

Pouvons-nous réduire le bonheur à la consommation ?

Le pouvoir d’achat est-il un programme politique du vivre-ensemble ? Pas sûr ! Pourtant nul parti, nul politique, jusqu’à présent, ne met en doute l’absolue nécessité de produire toujours plus pour soi-disant créer de la richesse au bénéfice de tous. Il y a une dizaine d’années les altermondialistes affirmaient « un autre monde est possible ». Depuis, la situation s’est de toute évidence dégradée sur tous les plans : écologiques, sociaux, démocratiques… Les oligarchies au pouvoir continuent à tirer profit de tout ce qui peut permettre de se partager les places, de passer leurs temps sur des détails alors que c’est toute, absolument toute la société qu’il faut repenser. Gauche et droite sont foncièrement productivistes dans leurs fondements idéologiques, dans leurs programmes, comme dans leurs exercices successifs du pouvoir.

Lutter contre une posture économique outrageusement mensongère : la croissance

Petit retour une trentaine d’années en arrière, en octobre 1981 plus précisément. Au congrès de Valence du parti socialiste , quelques mois après l’élection de François Mitterrand, la teneur de la résolution adoptée est la suivante :  » Nous ferons les réformes de base malgré la crise (déjà la crise?). Nous ferons les transformations de structure pour surmonter la crise. Cela passe par un plan de relance et le soutien de la croissance ». Quelques années auparavant , en 1976 , Raymond Barre, alors premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, promettait de « sortir la France du marasme ».

C’est ainsi que depuis plus de trente ans , les pouvoirs successifs de droite et de gauche, accompagnés par des médias qui maintiennent un climat permanent de crise, proposent inlassablement les mêmes remèdes : relancer l’économie et augmenter le pouvoir d’achat.

Entre 1960 et 2007 le Produit Intérieur Brut Mondial est passé de 2 000 milliards de dollars à 54 300 milliards de dollars. Le chômage a t il reculé ? La pauvreté disparu ? A l’évidence non. Bien au contraire. Il y a actuellement 300 millions d’enfants de moins de quinze ans qui travaillent, ils n’étaient que 50 millions en 1980. Actuellement 100 millions d’enfants vivent dans la rue, ils n ‘étaient que 60 millions il y a dix ans.

Si la croissance n’ a pas apporté de réponses aux questions sociales, sa « réussite » sur le plan environnemental est remarquable. Plus personne, ou presque, ne conteste le réchauffement climatique de la planète, l’état de mort biologique de nombreux cours d’eau, les montagnes de déchets, la destruction généralisée du cadre et des conditions de vie. En bref la crise écologique dans son ensemble. Cette crise-la est bien réelle et ce sont les mauvaises réponses apportés aux crises économiques fictives qui en sont à l’origine.

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